Félicie Brelet future Madame Paul Faure 1857-1945 grand-mère de l'abbé Faure Choquet
matières (techniques)
toile (peinture à l'huile )
Documentation
documentation(s) textuelle(s)
Peintre de fleurs et pastelliste, Félicie SCHNEIDER apprend d’abord auprès de son père, puis à l’école dirigée par Léon COGNIET. Elle réalise ce portrait de Félicie BRELET, une descendante du botaniste Dominique VILLARS et la présente assise, de trois quarts, devant son piano, déroulant une partition que l’on devine être de Mozart selon une iconographie représentative de la femme bourgeoise et musicienne, propre au 19e siècle. La pratique de la musique, et a fortiori du piano, est alors une obligation sociale car cet art d’agrément – qu’il s’agit d’aimer et de maitriser – est un symbole d’accession à la classe bourgeoise et une marque de distinction d’une bonne éducation. Cependant, elle revêt également une fonction purement utilitaire : à une époque où la reproduction de la musique était quasi inexistante, les femmes pianistes, qualifiées avec ironie de « tapeuses », jouaient de la musique des heures durant lors de réceptions mondaines ou de bals privés propices à l’entretien d’un réseau de sociabilité pouvant fortifier l’assise sociale de leurs époux. Cette frénésie de la petite bourgeoisie pour la pratique musicale amateur et domestique suscite le mépris de la presse et de la littérature française et la défiance du corps médical. Pierre LAROUSSE, évoque les « tapeuses » en termes peu élogieux : « La tapeuse de piano nous poursuit partout, dans le monde, dans les salons, où elle empêche la causerie et qu’elle encombre de romances et de paperasses musicales » tandis que Théophile GAUTIER les fustige : « Quant aux tapeuses de piano, n’en disons pas de mal, le nombre en est trop considérable ; prions Dieu seulement que les claviers résonnent moins faux et que la manie de ces dames ait enfin des bornes. ». Cellule Conservation-Exposition